ROULER, C'EST POLLUER. ÇA COÛTE CHER SUR TOUS LES PLANS.

Gaz à effet de serre (GES)

Nos véhicules émettent ensemble 33% de tous les gaz à effet de serre.
Au Québec, en 2009, ces 33,1% totalisaient 25,5 mégatonnes d'équivalent en CO2. C'est énorme!

Répartition des émissions par secteur d'activité au Québec en 2009

Le nombre de véhicules augmente beaucoup plus vite que la population.
Au cours des 70 dernières années, la population du Québec a plus que doublé.
Pendant ce temps,le nombre de véhicules était multiplié par 25. C'est fulgurant!

Croissance du nombre de véhicules immatriculés et de la population au Québec
de 1940 à aujourd'hui

Chaque véhicule libère chaque année 3 fois son poids en CO2.
C'est impressionnant!

Polluants atmosphériques

L'ensemble des transports libèrent 62% des contaminants émis, soit 1 719 000 tonnes.

OXYDE D'AZOTE (NOX)

Dans l'atmosphère. Il participe à la formation des pluies acides et du smog. Il joue aussi un rôle dans le réchauffement climatique.

Chez l'humain. Il irrite nos poumons et affaiblit notre fonction respiratoire. Conséquemment, il réduit notre résistance aux infections respiratoires.

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DIOXYDE DE SOUFRE (So2)

Dans l'atmosphère. Il contribue au smog et aux pluies acides.

Chez l'humain. Par le biais du smog, il peut causer des irritations aux yeux, des essoufflements et un affaiblissement de la fonction respiratoire. Associé aux molécules d'eau, il produit de l'acide sulfurique, un polluant nocif et persistant.

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MATIÈRES PARTICULAIRES (PM)*

Dans l'atmosphère. Elles sont émises par les véhicules sous forme de résidus microscopiques. Elles favorisent la formation du smog et des pluies acides.

Chez l'humain. Elles sont associées à des maladies cardiovasculaires et peuvent déclencher des crises cardiaques.

* Aussi dénommées particules fines

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MONOXYDE DE CARBONE (CO)

Dans l'atmosphère. Il résulte d'une combustion incomplète des carburants. En se dégradant, il forme de l'ozone qui contribue à la formation du smog.

Chez l'humain. Hautement toxique, ce gaz réduit la capacité du sang à transporter l'oxygène à partir des poumons.

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COMPOSÉS ORGANIQUES
VOLATILS (COV)

Dans l'atmosphère. Ces composés qu'on appelle aussi hydrocarbures sont l'une des causes majeures de formation du smog.

Chez l'humain. Ils peuvent perturber les fonctions cérébrales ou causer le cancer.

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Autres impacts

En plus d'avoir un impact direct et concret sur notre environnement, nos choix ont des impacts énormes sur notre santé et sur l'économie.

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SUR NOTRE ENVIRONNEMENT

Les polluants émis par les véhicules automobiles affectent directement la qualité de l'air que nous respirons :

  • en créant du smog;
  • en favorisant les pluies acides;
  • en détruisant la couche d'ozone;
  • en accélérant les changements climatiques.

Le transport et l'utilisation des combustibles fossiles ont d'autres conséquences tout aussi déplorables que la pollution atmosphérique :

  • La pollution de l'air entraîne inévitablement la pollution de l'eau et des sols.
  • Les populations animales voient leurs habitats perturbés par la construction des routes, subissent le stress causé par la circulation, connaissent une hausse de mortalité due aux collisions.
  • Le transport du carburant est exposé aux accidents : depuis 1901, 1 458 212 639 tonnes de pétrole brut ont été déversées dans le monde suite à des accidents impliquant des pétroliers, des camions-citernes ou des pipelines.

C'est toute la biodiversité qui s'en trouve affectée.

Or, c'est le secteur des transports qui utilise le plus de combustibles fossiles : au Québec, durant la seule année 2010, plus de 141 millions de barils de pétrole ont été requis pour propulser nos véhicules. C'est 70% de notre consommation annuelle de produits pétroliers.

Pour en savoir plus sur les quatre grandes causes de la pollution atmosphérique que sont le smog, les pluies acides, la destruction de la couche d'ozone et les changements climatiques, visitez le www.aqlpa.com.

SUR NOTRE SANTÉ

L'Association médicale canadienne (AMC) évaluait qu'en 2008, 21 000 personnes étaient décédées des effets de la pollution atmosphérique au Canada. En 2031, près de 90 000 personnes seront mortes de problèmes aigus attribuables à la pollution atmosphérique. Le nombre de décès causés par l'exposition de longue durée aura atteint 710 000.

Les statistiques pour le Québec sont tout aussi alarmantes : durant cette même année 2008, la pollution atmosphérique fut directement liée à :

  • 691 décès prématurés graves;
  • 2 667 admissions à l'hôpital;
  • 19 730 visites aux urgences;
  • 5 577 100 maladies mineures;
  • 143 629 visites chez le médecin.

SUR L'ÉCONOMIE

La mauvaise qualité de l'air a des effets réels et mesurés sur notre santé, ce qui entraîne forcément des coûts économiques et sociaux: pertes de vie prématurées, développement de maladies, inconforts, effets secondaires liés à l'obligation de prendre des médicaments, coûts liés aux soins et à la médication, etc.

De quelles sommes parlons-nous?

  • Au Canada, les coûts liés à la santé étaient évalués à plus de 8 milliards de $ en 2008. De 2008 à 2031, les coûts cumulatifs sont évalués à près de 258 milliards de $.
  • Ces coûts ne tiennent pas compte des pertes de productivité au travail, des pertes de revenus liés à un arrêt de travail, ni des coûts humains qu'entraîne la diminution de notre qualité de vie.
  • Ces coûts ne tiennent pas compte non plus des impacts économiques qu'entraîneront les changements climatiques. Une évaluation de la Table ronde nationale sur l'environnement et l'économie avance le chiffre de 5 milliards de $ par année dès 2020 et de 21 à 43 milliards de $ par année de 2020 à 2050. Pas pour la planète : pour le Canada!

Inversons la tendance. Réduisons nos émissions de gaz à effet de serre, entre autres par la diminution de notre consommation de combustibles fossiles comme le pétrole.

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